Compter jusqu’à 100 et plus avec la méthode de Céline Alvarez

C’est en constatant les difficultés de mes enfants de 5 et 7 ans avec les chiffres, que je me suis mise en quête d’une méthode simple mais efficace, si possible pas ou peu coûteuse qui pourrait les aider à assimiler le langage mathématique.

C’est ainsi que j’ai découvert les vidéos de Céline Alvarez

et notamment celle sur son expérience avec sa classe de  Gennevilliers:

Alors, inspirée et convaincu par ce que j’ai vu, j’ai voulu naturellement tester la méthode avec mes enfants en commençant par le début:

La frise numérique mural

Avec les enfants, nous avons tracés et découpés des carrés de 4,5 cm de côtés sur lesquels nous avons écrit la suite numérique de 1 à 100. Puis nous les avons  fixé au mur à l’aide d’une pâte à fixe.

Puisque je n’ai pas une classe entière mais deux enfants, j’ai donc voulu adapter la méthode de Céline Alvarez “à ma façon”.

Les règles étaient les suivantes:

  1. On mets sa photo sur le dernier chiffre qu’on connait.
  2. On ne déplace pas la photo de son frère.
  3. On a pas le droit d’aider l’autre.

Cette dernière règle m’a poser un dilemme. Je suis convaincue que la solidarité est une notion à inculquer aux enfants et qui induit aussi d’améliorer leur coopération et leur fraternité. Ne dit on pas “qu’à plusieurs on est plus fort”? Cependant, je me suis demandée, si ceci n’allait pas fausser leurs résultats et par là le contrôle ou plutôt la vérification que je pourrais faire d’un coup d’oeil de leurs acquis? Aussi, es-ce que le fait de mettre leur photo plus loin que ce qu’ils savaient, et pourquoi pas jusqu’au bout, n’allait pas les contenter et casser leur motivation à s’améliorer?

Alors que faire? Tester, tout simplement, et ajuster en fonction du retour de l’expérience. C’est ce que j’ai fait.

Chacun leur tour, ils ont nommé les chiffres, puis les nombres en les suivant du doigt. Ils ont mis alors, leur photo au dessus du dernier chiffre qu’il connaissait. Au début, l’activité les a amusé. Ils ont recommencé plusieurs fois à compter. Lorsque qu’ils se trompaient je leur faisait ramener leur photo en arrière, lorsqu’ils allaient plus loin, ils déplaçaient leur photo plus loin.

Et bien, je me suis rendu compte que pour chacun d’entre eux, d’être derrière l’autre provoquait une compétition malsaine, une mise en échec et du fait une perte de plaisir sur l’activité qui a mené à un abandon pur et simple du plus jeune.

Donc, sans plus attendre, le jour qui suivi, j’ai changé la règle. Oui, ils pouvaient se tromper, rectifier leur réponse avec ou sans aide et déplacer leur photo jusqu’au bout, si ils nommait les nombres jusque là. Ainsi, ils reprirent goût à l’activité et en une semaine ont rapidement améliorer leur résultats.

Compte rendu:

Au début, Louann savait compter jusqu’à 49 et butait parfois sur le 47. Une semaine plus tard, il compte jusqu’à 59, à besoin d’aide pour reconnaître le 60, poursuit jusqu’au 79, à besoin d’aide pour nommer le 80 et poursuit ainsi jusqu’à 100. Il continu à s’entrainer avec plaisir et avec sa propre initiative avec et sans la frise.

Hemrick butait sur le 70 et le 90. Il compte désormais sans se tromper jusqu’à 100. On va donc poursuivre la frise jusqu’à 1000 à sa demande.

Conclusion:

Pour tous les deux, avec cette méthode, j’ai constaté le plaisir qu’ils prennent à s’améliorer, avec le goût d’essayer encore et encore et le bonheur qu’ils ont de se voir progresser.

Pour aller plus loin son site internet: https://www.celinealvarez.org/

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