Difficulté en lecture : comment detecter un trouble des apprentissages ?

Publié par nathalie le

Des recherches ont démontré, qu’un enfant qui réussit bien en lecture en première année, a plus de chances de succès à l’école dans les années qui suivent.

Votre enfant est en Grande Section de maternelle, ou en CP ? Il commence l’apprentissage de la lecture, mais déjà l’enseignant a remarqué qu’il y avait un problème. Et si votre enfant avait un trouble des apprentissages ? Comment détecter une difficulté assez tôt pour la prendre en charge rapidement ? Pour y voir plus clair, lisez ce qui suit.

Troubles des apprentissages : comment les détecter ?

Les difficultés peuvent être repérés dès la maternelle, voir en primaire par l’enseignant. Comment ? Par le biais d’une observation détaillée des apprentissages de la lecture, de l’écriture et du calcul de l’enfant. Au besoin, le médecin scolaire peut venir confirmer ou appuyer une éventuelle difficulté. Dans un premier temps, une mesure de soutien par le Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED) peut se mettre en place. Attention cependant, il faut prendre en compte, qu’un enfant ne ressemble pas forcément à un autre et qu’en conséquence, sa vitesse d’apprentissage ne sera pas la même. Un enfant peut savoir très bien lire à 4 ans alors que pour un autre, cette compétence sera acquise seulement à 6 ou 7 ans. Cela ne veut pas dire pour autant, que ce dernier a un trouble des apprentissages.

Quand faut-il se tourner vers un professionnel ?

En tant que parent, nous connaissons bien notre progéniture. On peut donc avoir une intime conviction quant à un éventuel trouble. Malgré un rituel de lecture depuis la naissance, votre enfant, en fin de CP déchiffre encore péniblement les mots. Votre grand de Ce2 a une vitesse de lecture très laborieuse. Il est clairement gêné pour la compréhension de ce qu’il lit et les enseignants vous rapportent des difficultés. Mais au juste, quel est le niveau attendu en fin de Cp ou en fin de Ce2, soit en fin du cycle 2. Sachant que le cycle 2 correspond au CP/CE1/CE2. De mon point de vue, il est important de se poser la question. Plus votre enfant va monter dans les classes, plus il va devoir lire et comprendre ce qu’il lit. Aussi, cette information peut donner une indication quant aux difficutés réelles de l’enfant.

Niveau attendu en lecture en fin de cycle 2 :

D’après le Bulletin Officiel n° 30 du 26-7-2018, de l’Education Nationale, en fin de Cp, la lecture fluide doit-être acquise. Donc l’enfant ne doit plus décoder mais avoir automatiser la correspondance des graphèmes. En fin de cycle 2, l’enfant doit-être capable de lire et comprendre un document, et rédiger un texte, puisque lire va avec écrire.

Comme vous l’avez remarquez, lecture et écriture sont intimement liées. Et le cycle 2 serait une période déterminante. L’ apprentissage de la correspondance entre les graphèmes et les phonèmes au Cp doit avoir permis l’automatisation du code en fin de Cp. En fin de cycles 2, l’enfant doit donc être parfaitement autonome en lecture et en écriture.

La lecture à voix haute est une activité centrale pour développer la fluidité et l’aisance de la lecture. Cet exercice sollicite des habiletés multiples. Pratiquée selon diverses modalités, elle concourt à l’articulation entre l’identification des mots écrits et la compréhension, et permet aux élèves d’aborder de manière explicite la syntaxe de l’écrit.

Dans cet article, je vous explique comment se prépérer à la lecture à voix haute en 5 étapes.

Quelle vitesse de lecture ?

Sachant que la fluidité est le pont entre le décodage et la compréhension, elle est essentielle à acquérir pour la suite des apprentissages. Plus largement dénommée ” Fluence “, ce terme englobe les compétences d’aisance en lecture, de rapidité, de lecture sans erreur et avec la bonne intonation. Mais alors, comment sait-on si notre enfant à la bonne fluence ou non suivant son niveau ?

Une synthèse de tests exigents a permis de mettre au point un outil de dépistage, rapide et facile à utiliser, à destination des médecins (généralistes, scolaires ou pédiatres), des enseignants, des infirmiers, psychologues scolaires, etc … pour tester la fluence. Ici, vous trouverez la méthode et les barhèmes.

Vous pouvez alors demander à l’enseignant de votre enfant, si un tel test a été réalisé avec lui et quel score obtient-il. Pour prendre en compte la globalité de son apprentissage, demandez lui comment votre enfant se situe par rapport aux autres notions abordés en classe. Vous pourrez alors dans un premier temps, vous orienter vers un bilan orthophonique, qui pourra affiner et detecter d’éventuelles problématiques sous-jacentes cognitives.

Prise en charge

En résumé, si vous êtes au fait des difficultés de votre enfant en lecture avéré par ce test, demandez au médecin scolaire ou à votre médecin un bilan orthophonique. Ou celui qu’il jugera le mieux au vu du dossier de votre enfant. Ceci n’est pas une stigmatisation du problème ou une fin en soi. C’est plutôt un moyen de prendre en charge rapidement une éventuelle difficulté, pour y palier plus facilement. Un ” retard ” en lecture peut très bien être un blocage passager lié à l’affect de l’enfant et se débloquer rapidement.

En complément, voici une étude de juin 2008, sur des élèves de CE1 à la 5 ème réalisé sur leur fluence en lecture à retrouver ici.

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