Le cerveau de votre enfant

Publié par nathalie le

Tu as le sentiment que ton enfant à des comportements inadaptés ? Il pique des crises en plein magasin ? Il refuse catégoriquement de s’habiller le matin ? Quelle attitude adopter ? Tu te demandes souvent comment faire pour élever ton enfant dans le but qu’il devienne un adulte équilibré et épanoui ? Et si la clef était dans la compréhension du fonctionnement de son cerveau ?

Le cerveau de votre enfant est un manuel d’éducation positive qui nous donne des stratégies, pour comprendre et élever nos enfants. C’est au travers de la compréhension de son cerveau que vous allez pouvoir nourrir son esprit en construction et réagir de façon adaptée à son comportement parfois déroutant. 12 leçons illustrées, composent le livre, pour pouvoir appliquer de façon simple, les concepts de chaque chapitre à sa propre vie. En voici, sans plus attendre, un résumé :

Introduction

Les auteurs du livre

Le Dr Daniel J. Siegel, neurobiologiste, docteur diplomé de Harvard, pédiatre et psychiatre pour enfants, ados et adultes. Un expert mondiale reconnu du cerveau de l’enfant.

Le Dr Tina Payne Bryson, pédiatre et psychothérapeute pour adolescents. Spécialiste du développement de l’enfant et connue pour être très active dans la promotion de l’éducation positive.

Survivre et s’épanouir

Les auteurs nous expliquent que, en tant que parents, on a souvent l’impression de passer notre temps soit, a essayer de gérer des crises, soit à essayer de passer des moments à développer les qualités de nos enfants. Autrement dit, notre temps et partager entre Survivre et s’épanouir. Hors, les moments où l’on tente de survivre sont en réalité, des opportunités pour aider nos enfants à s’épanouir. Et c’est là, que le rôle de parent prend tout son sens. Autrement dit, il faut exploiter les moments du quotidien, pour inciter nos enfants à exploiter leur potentiel. Alors comment faire ?

Comprendre les principes de base du cerveau

On sait désormais que le cerveau est en grande partie modelé par les expériences vécues. Il est “plastique”. Comprendre de quelle façon l’enfant réagi à celles-ci, peut aider à rendre l’enfant plus fort et plus résilient. On sait aussi qu’un cerveau bien intégré, est un cerveau qui fonctionne bien.

L’intégration, c’est quoi et ça sert à quoi?

Le cerveau est composé de plusieurs grandes parties avec chacune un rôle précis :

l’hémisphère gauche, aide à réfléchir logiquement et à organiser nos pensées en phrases.

l’hémisphère droit, permet de ressentir des émotions et de lire des indices non-verbeaux.

Le cerveau reptilien, s’active lorsqu’on agit instinctivement et qu’on est dans une situation de survie. Il permet de prendre des décisions instantanées.

le cerveau limbique, nous incite à nouer des relations.

la clé du bien être est de faire fonctionner ces différentes parties ensemble, de les intégrer.

Autrement dit, le rôle de l’intégration est de coordonner et équilibrer les différentes régions du cerveau.

Comment faciliter l’intégration chez nos enfants ?

Envisagez le cerveau comme un tout pour faciliter l’intégration.

Il faut garder en tête que le cerveau de votre enfant n’est pas encore “fini”. C’est un chantier en construction. Le cerveau d’une personne normale est considéré comme mature autour de 25 ans. La vitesse de maturation du cerveau d’un enfant est largement influencé par les gènes. Mais, le degré d’intégration est une caractéristique sur laquelle nous pouvons agir au jour le jour. Faciliter l’intégration, ce n’est pas faire grandir plus vite son enfant mais le faire grandir mieux. Un cerveau bien intégré, c’est un cerveau qui communique mieux entre ces différentes parties, qui en bonne santé mentale avec un réel bien être.

Les expériences que vous faites vivre à votre enfant, détermine la structure de son cerveau. Il est entrain de se “cabler”. Ce n’est pas seulement vrai pour les enfants, mais ceci se produit tout au long de la vie en fonction des expériences vécues. Celà veut aussi dire que rien n’est figé et que le cerveau est en pérpétuel changement tout au long de notre vie. l’intégration c’est créer des connexions entre les différentes parties du cerveau.

Il faut, horizontalement, faire collaborer le cerveau gauche, logique avec le cerveau droit, émotionnel. Et verticalement, permettre aux aires cérébrales supérieurs de réfléchir à leurs actes et s’accorder avec les parties inférieures liées à l’instinct et à la survie.

ce livre à pour vocation d’expliquer et montrer comment utiliser les expériences du quotidien pour aider le cerveau de votre enfant à être mieux intégrer.

Naviguer entre rigidité et chaos

Les auteurs utilisent l’image de la rivière du bien être pour décrire la santé mentale et notre capacité à naviguer dessus sans trop se rapprocher des deux rives qui sont le chao (confusion, agitation), pour l’une et la rigidité (contrôle sur tout et tout le monde donc incapacité à s’adapter, faire des compromis, négocier), pour l’autre.

12 leçons à mettre pratique :

Intégrer le cerveau gauche avec le cerveau droit

Le-cerveau-de-votre-enfant-gauche-et-droit

Leçon 1 : Se connecter et rediriger

Dans un moment difficile, où l’enfant paraît irrationnel, ou il est en crise, la stratégie consiste à se connecter émotionnellement à son enfant en premier lieu. Il faut le faire en utilisant notre cerveau droit (gestes tendres, expressions compatissantes, étreinte).

leçon 2 : nommer pour apprivoiser

Une fois qu’il est calmer et qu’il se montre plus receptif, convoquez son cerveau gauche. Redirigez vers une réflexion sur la solution au problème, ou sur une leçon à en tirer où un rappel à la discipline. Si l’émotion est trop forte, incitez le à raconter ce qui ne va pas. De cette façon, il utilise son cerveau gauche qui va l’aider à donner du sens à son expérience. Il va ainsi reprendre le contrôle de lui-même.

Intégrer le cerveau d’en haut et le cerveau d’en bas

Le cerveau d’en bas

Le cerveau du bas est considéré comme primitif par les scientifiques. Il gére les fonctions basiques, tel que respirer, cligner des yeux mais encore se défendre, s’enfuire. On dit aussi que c’est le siège de la peur. Toutes les émotions fortes et réactions instinctives jaillisent du cerveau d’en bas. Vous l’aurez compris, c’est donc là que se trouve le cerveau réptilien. Les auteurs l’on imaginé comme le rez-de-chaussé d’une maison, où l’on gère les besoins basiques.

Le cerveau du haut

Alors que le cerveau d’en haut, le cortex cérébral composé du préfrontal, juste derrière le front, est plus évolué. Il faut l’imaginer comme la bibliothèque ou le bureau au premier étage. C’est le siège des processus mentaux complexes, comme penser, imaginer, planifier. C’est là qu’on contrôle les émotions, l’empathie, les prises de décisions, etc. Et entre les deux, il y a l’escalier méthaphorique qui les relient. Lorsque cet escalier est bien construit, le cerveau est bien intégrer. Aussi, il faut garder à l’esprit, que la partie supérieur de votre enfant est la dernière à être construite. Jusqu’à 25 ans elle est encore en chantier. En fait, elle se construit massivement au cours des premières année de vie, puis subit un remodelage au cours de l’adolescence , qui lui donne sa forme finale pour sa vie d’adulte.

Les auteurs incistent sur ce point, pour être réaliste face aux attentes que l’on a de son enfant, comme prendre des décisions judicieuses, ou maitriser ces émotions. Il faut bien garder à l’esprit, que, comme il n’est pas encore formé, il est incapabe de fonctionner de façon optimale tout le temps et ne peut donc pas être intégré tout le temps au cerveau du bas. Ce qui explique que parfois l’enfant est piégé au rez de chassé.

Attention cependant, il faut aussi apprendre à reconnaitre une crise d’en bas et une crise d’en haut. Il se peut que votre enfant, plus agé, fasse volontairement un scandale, qu’il fasse le choix conscient de crier ou de vous pousser à bout pour obtenir quelque chose. Crise d’en haut ! Là, pas de négociation possible et rappel des règles de conduites. Il faut rester ferme et calme et lui montrer que ce n’est pas comme ça que l’on obtient quelque chose.

La crise d’en bas, totalement différente, se reconnait par un gros boulversement de l’enfant, il n’arrive pas à se contrôler. Ce sont ses hormones de stress qui le submerge.

leçon 3 : Sollicitez le, ne le faites pas enrager

Après vous être connecté à lui émotionnellement, en utilisant le cerveau droit. Encourager l’enfant à utiliser sa réfléxion, en utilisant son cerveau du haut. Inviter le à poser des questions. Proposez lui de négocier, etc.

leçon 4 : L’utiliser pour ne pas le perdre

Entrainer votre enfant, en lui posant des dilèmes. Le livre donne pour exemple le jeu : “que ferais-tu si…” Si tu voyais un garçon s’attaquer à un plus faible dans la cour et qu’il n’y avait pas d’adulte dans les parages ? Par exemple…C’est l’encourager à exercer son empathie et à se connaitre lui-même.

leçon 5 : Bouger le corps pour ne pas perdre l’esprit

Se mettre en mouvement est un moyen efficace pour intégrer le cerveau du haut et celui du bas et ainsi retrouver un équilibre.

Intégrer la mémoire pour guérir et grandir

Ici, il est question de deux mémoires, implicite et explicite. La mémoire implicite conserve des souvenirs dont on a pas conscience. Puis, elle forge les attentes que l’on a sur le monde. Elle crée des modèles mentaux basé sur notre vécu car les neurones qui s’active ensemble lors d’une expérience, se reconnect ensemble lorsque cette expérience se représente. c’est pour cette raison que lorqu’un enfant réagit de manière déraisonnable, sa mémoire implicite à peut être créée un modèle mental qu’il faut disséquer. C’est à ce moment là qu’il faut demander à son enfant de raconter ce qu’il se passe. Grace à un questionnement, les souvenirs peuvent revenir à la conscience et l’enfant peut alors surmonter son anxiété par exemple. La mémoire implicite devient alors mémoire explicite. C’est l’intégration mémorielle.

lecon 6 : Utiliser la télécommande de l’esprit

Lorsqu’un enfant raconte une expérience désagréable, en attendant de pouvoir l’intégrer complétement, il peut utiliser sa télécommande en faisant une pause, une avance rapide, revenir en arrière. C’est selon ce qu’il est prêt à revivre ou non. Mais il faudra s’assurer, qu’à un moment donné il relate toute l’histoire.

leçon 7 : Cultiver les souvenirs

Encourager autant que possible votre enfant à raconter ses expériences pour qu’il intégre ses souvenirs implicites et explicites. C’est cruciale dans les moments importants de la vie, comme les épreuves familiales. De cette façon, il pourra comprendre les jalons de son passé, qui influences son présent.

Intégrer les multiples parties du soi

Mindsight et roue de la conscience

leçon 8 : Laisser passer l’orage émotionnel

Expliquer à sn enfant que les émotions sont passagères. En moyenne, une émotion dure 90 secondes.

leçon 9 : SISP

Apprendre à son enfant à identifier et comprendre ses Sensations, Images, Sentiments et pensées qui l’habitent. De façon à se qu’il puisse bien réagir aux difficultés de la vie.

leçon 10 : Exercer son regard intérieur

Apprenez à votre enfant à se concentrer sur des pensées et des émotions qui le rendent heureux et serein. Utilisez la visualisation guidée et la respiration contrôlée.

leçon 11 : Augmentez le plaisir d’être en famille

Pour lui créer des expériences positives avec les gens qu’il côtoie le plus.

leçon 12 : Se connecter au travers du conflit

Profitez des moments conflictuels pour enseigner à votre enfant des principes relationnels essentiels. La résolution de conflit renforce les liens. Pour celà, vous pouvez aller consulter cet article, tiré de l’exellent livre du Dr Thomas Gordon : Parents efficaces.

Le cerveau comme un tout : Moi et nous

C’est apprendre à son enfant à intégrer la dimension moi-autrui.

De mon point de vue, comprendre le cerveau de son enfant, est un atout indispensable pour son éducation, son épanouissement et sa santé mentale et vous, qu’en pensez-vous ?

Ce livre m’a été offert et je pense qu’il devrait l’être à tous ceux qui veulent devenir parent ou qui le sont déjà ! Pour moi, c’est un indispensable pour mener une parentalité éclairée.

Pour se le procurer, c’est par ici.

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Catégories : Conseils aux parents

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