Parents efficaces, quand le problème vous appartient.

Le 6ème chapitre: “Comment parler pour que vos enfants vous écoutent.”

Ce chapitre aborde la question de comment faire respecter ses propres besoins par son enfant, tout en lui laissant la chance d’agir par lui-même pour accéder à votre demande. Ou quand le problème appartient aux parents (ex.: votre enfant fait du bruit quand vous êtes au téléphone, il pose ses mains sales sur vous alors que vous allez partir au travail, votre enfant se sert d’objets qui vous appartiennent et ne les range pas etc…).

3 solutions:

-essayer de modifier l’attitude de l’enfant en l’influençant

-essayer de modifier l’environnement

-essayer de se modifier soi-même

Dans ce chapitre, l’auteur développe tout d’abord la première solution.

Quand un enfant né, le mode d’emploi n’est pas livré avec. Qui a suivi un enseignement pour apprendre à être parent? Très peu de personnes sans doute. Le seul guide est peut-être l’amour que l’on porte à son enfant mais quand celui-ci nous exaspère, quand on est fatigué, qu’on ne trouve plus la patience…c’est à ce moment-là qu’il faut être le plus vigilant car nos paroles peuvent être dévastatrices pour la construction de son psychisme et l’estime de lui-même. Le Dr Gordon l’explique très bien dans le livre en disant: “L’enfant qui reçoit continuellement des messages qui le déprécient va apprendre à se voir lui-même comme un incapable, un méchant, un vaurien, un paresseux, un insouciant, un étourdi, un imbécile, un ingrat, etc…Voilà la façon dont les parents contribuent, jour après jour, à la destruction de la personnalité de leurs enfants et de l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes. Comme des gouttes d’eau tombant sur une pierre, graduellement, imperceptiblement, ces messages quotidiens produisent chez eux un effet destructeur.

Les méthodes contre-productives ou autrement dites qui auront des effets néfastes pour votre enfant mais aussi pour vous et votre relation avec votre enfant sont les suivantes:

-Juger, critiquer, blâmer: “Tu es un enfant ingrat, tu es insupportable…”

-Ridiculiser, faire honte: “Et tu te pense intelligent?”

-Interpréter, psychanalyser: “tu cherches seulement à attirer l’attention”.

-Faire la leçon: “ce n’est pas poli d’interrompre quelqu’un, ne fais pas aux autres…etc”

Tous ces messages déprécient l’enfant, mettent en doute son intelligence ou porte un message accusateur.

Aussi, on est tous porter à donner rapidement une solution à son enfant pour régler notre problème dans le but d’avoir enfin “la paix”. En par exemple, donnant des ordres, en conseillant, en menaçant. Les enfants résistes naturellement à ses procédés et peuvent se rebeller. Et à long terme l’enfant va développer une résistance à tout ce que vous lui direz. Aussi en indiquant votre solution à l’enfant vous lui transmettez comme message que vous ne lui faite pas confiance, ou que vous ne le croyez pas assez intelligent pour vous aidez à résoudre votre problème. Ceci indique aussi que vos besoins son plus important que les siens. A titre d’exemple, imaginez que vous recevez des amis et que l’un de vos convives vous coupe régulièrement la parole. Vous n’allez sans doute pas lui dire: “on ne coupe pas la parole, c’est pas poli”. Ou encore, “Arrêtes de me couper la parole sinon tu va sortir de table”.

Alors quel langage adopter?

En premier, et vous l’aurez compris, ne pas donner de solutions à son enfant et lui laisser la chance de poser des actes responsables. Pour se faire, remplacer le message-tu par le message-je.

Exemple: “je ne peux pas me reposer lorsque quelqu’un monte sur mes genoux. Je suis fatigué, je n’ai pas le goût de jouer. Je n’aime pas qu’on me coupe la parole quand je parle car je perds le fil de mon idée.”

Attention le message-je n’est pas une façon d’atténuer ses sentiments (colère ou peur si il y en a) mais bien de faire comprendre ce que l’on ressent à son enfant. Pour que l’enfant comprenne l’impact de son comportement et comment il vous affect.

De cette façon vous indiquez à votre enfant le sentiment que provoque chez vous le comportement inacceptable. Il est plus sain pour la relation entre vous et votre enfant et risque beaucoup moins de provoquer la résistance et la révolte. Le message n’est pas dirigé vers l’enfant pour le juger, lui donner un ordre ou le déprécier mais pour l’influencer dans le but qu’il change de lui-même son comportement. Ainsi les “messages-je” aide l’enfant à se développer et lui apprend à assumer la responsabilité de ses actes.

Aussi et par l’exemple ou par l’effet miroir l’enfant s’exprimera lui aussi par des messages francs et honnêtes à chaque fois qu’il éprouvera un sentiment.

Ce n’est pas toujours évident d’utiliser les “message-je” car c’est exposer ses sentiments et se montrer tel que l’on est. Mais c’est aussi se montrer ouvert et les bénéfices dans notre relation avec l’enfant peuvent en être très grands à court et long terme.

Chapitre 7: L’application du “message-je”

Attention, cette méthode fonctionne! Mais il faut l’appliquer correctement. C’est comme dans un apprentissage, il faut passer par des étapes d’essai, d’erreur et d’ajustement avec son enfant. Alors quelles sont les erreurs fréquentes?

le “messages-tu” déguisé, autrement dit, placer par exemple “je me sens” au début d’une phrase et derrière placer un “message-tu” accusateur ou qui porte un jugement. (il y a de nombreux exemples, dans le livre, de discussion entre enfant et parent pour illustrer ceci.)

-Ne pas avoir peur d’exprimer ses vrais sentiments et pas seulement que les négatifs lorsqu’on confronte un enfant. (voir exemple de mise en situation dans le livre)

-Ne pas atténuer son message car il perd de son impact et compromet les chances de faire changer le comportement de l’enfant.

-Eviter d’émettre des “message-tu” colèriques? Ou apprendre à identifier d’où vient sa colère pour éviter de la décharger sur son enfant.

Quelles sont les trois problèmes que vous pouvez rencontrer avec les “message-je”?

-Les enfants peuvent vous ignorer, ignorer ce que vous ressentez, surtout si c’est la première fois que vous utilisez les “message-je”. Persévérez avec un autre “message-je”. C’est lui dire que vous êtes vraiment sérieux.

-Ils peuvent répondre par un autre “message-je” au lieu de modifier de suite leur comportement. Ils veulent que vous écoutiez leurs propres sentiments. Ceci est le signe que votre message crée un problème à l’enfant et c’est donc le moment d’employer l’écoute active (faire preuve de compréhension et d’acceptation). Lorsque l’enfant se sentira compris, il modifiera son comportement.

-Mais parfois l’enfant refuse de modifier son comportement même après avoir compris l’impact de celui-ci sur son parent. Le docteur Gordon l’appelle une situation de conflit de besoins. 

Nous arrivons à la partie la plus importante du livre. Dans le prochain chapitre et prochain post je développerais comment se comporter dans ces situations de conflits de besoins.

 

  •  
    4
    Partages
  • 4
  •  
  •  
  •  

La petite bête qui monte

                Livre de Delphine Chedru.

Edité en 2009 chez Hélium, cet album est un livre JEU du type “Où est Charlie?”. A ceci prêt que le livre n’est pas rempli de personnages mais de formes, lignes et autres effets graphiques, rabats ou découpes derrières lesquelles se cachent des bestioles en tout genre.

Photo tirée du livre “la petite bête qui monte” de Delphine Chedru

Ce grand livre aux dimensions peu communes est tout à fait à l’image de sa maison d’édition. Avec des auteurs de tout horizon (designer, graphiste, scénariste…), elle sort des ouvrages plutôt accès vers le jeu.

Photo tirée du livre “la petite bête qui monte” de Delphine Chedru

Livre éveil, à partir de trois ans, il peut tout à fait convenir à des premières lectures. L’enfant lit en s’amusant. Il développe sa concentration et son sens de l’observation. Par son style, Il ouvre l’esprit de l’enfant à un champ de possibilités visuel qu’il ne pourrait pas retrouver avec des illustrations classiques.

Mon avis: je le recommande. Parfait pour un moment de détente et en même temps de jeu calme avec son enfant.

L’avis des enfants: Terminé, ils en redemandent!

Parents efficaces, suite…

En résumé, l’écoute active, c’est refléter dans ses propres mots le message de l’enfant pour montrer et vérifier que l’on a bien compris ce que dit l’enfant. De cette façon on lui indique qu’on le comprend et qu’on l’accepte.

Alors dans quelle situation l’employer?

Lorsque l’enfant rencontre un problème, votre mission est de développer votre capacité d’écoute et de réceptivité sans pour autant vous approprier le problème. C’est très important pour l’aider au mieux à résoudre sa difficulté.

C’est pour ça qu’il est nécéssaire de ne pas confondre à qui appartient le problème.

Ci-dessous, un petit schéma pour savoir rapidement où se situer quand un souci survient:

schéma tiré du livre”Parents efficaces”

L’écoute active c’est aussi laisser à l’enfant la responsabilité de résoudre son problème, et donc avoir confiance dans sa capacité. C’est essentiel pour développer son autonomie. Elle permet aussi parfois d’aider l’enfant à accepter une situation qui se voit incapable de changer. En le laissant parler librement, exprimer ses sentiments, vous permettez aussi à l’enfant de s’enlever peut-être un poids qui pourrait peser sur son coeur.

Vous trouverez de multiples exemples dans le livre de parents qui appliquent concrètement cette méthode.

Le livre aborde également les douze obstacles à la communications, qui se trouvent être rédhibitoires à la libre parole de l’enfant.

1-Donner des ordres, diriger, commander

2-Avertir, mettre en garde, menacer

3-Moraliser, prêcher, faire la leçon

4-Conseiller, donner des suggestions ou des solutions

5-Argumenter, expliquer, persuader par la logique

6-Juger, critiquer, être en désaccord, blâmer

7-Complimenter, être d’accord, évaluer positivement, approuver

8-Ridiculiser, faire honte

9-Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer

10-Rassurer, sympathiser, consoler, soutenir

11-Enquêter, questionner, interroger

12-esquiver, distraire, faire de l’humour

Le 5ème chapitre: Comment écouter les enfants trop jeunes pour s’expliquer?

On parle ici des bébés qui n’ont pas encore acquis la parole. Mais qui, dès la naissance, ont quand même la capacité d’établirent une communication non-verbale avec leur entourage.

Comme tout un chacun, le bébé à des besoins primaires. Manger, dormir, être propre, recevoir de l’affection.  On est bien d’accord qu’il est dans l’incapacité physique de satisfaire seul ses besoins physiologiques. Il faut comprendre également qu’un bébé ne sait souvent pas déterminer ce qui le gène. Par exemple quand il à faim, il sait que quelque chose ne va pas dans son corps mais il ne sait pas que son estomac à besoin de nourriture. Il incombe alors aux parents de développer leur écoute afin de décoder les messages non-verbaux des touts petits. Et c’est en cela que l’écoute active est particulièrement indispensable pour établir ce juste décryptage des signaux de l’enfant.

Comment faire en pratique? Tout simplement, en vérifiant si le message reçu est le bon. Ex, si le bébé pleure, une maman lui redonne son hochet, il le jette, il pleure encore. Sa mère lui présente de quoi manger, il n’en veux pas. Elle n’insiste pas. Elle vérifie si il est sec. Non, sa couche est sale. Il avait besoin d’être changé. Il ne pleure plus. Par l’écoute de son enfant et en allant jusqu’au bout du processus la mère à pu décoder le message du bébé et satisfaire son besoin.

Plus le nourrisson grandi plus il peut satisfaire certain besoin seul. Il faut juste lui en laisser la chance en l’accompagnant par encore une fois l’écoute active. Pour mieux comprendre voici un exemple tiré du livre:

Enfant: (il pleure): Camion…parti…

Parent: Tu veux ton camion, mais tu ne peux pas le trouver. (ECOUTE ACTIVE)

Enfant: (il regarde sous le divan, mais ne trouve pas son camion).

Parent: Le camion n’est pas là. (REPONDANT A UN MESSAGE NON VERBAL)

Enfant: (Il court dans sa chambre et regarde, mais ne le trouve pas.)

Parent: Le camion n’est pas là non plus: dommage! (REPONDANT A UN MESSAGE NON VERBAL.)

Enfant: (Il réfléchit et se dirige vers la porte arrière.)

Parent: Peut-être que le camion est dans la cour: tu as envie d’aller voir? (REPONDANT A UN MESSAGE NON VERBAL.)

Enfant: (Il court dehors, trouve son camion dans le carré de sable; il est fier): Camion!

Parent: Tu as trouvé ton camion tout seul. Tu es bien content. (ECOUTE ACTIVE)

Ici, le parent à laisser la responsabilité à l’enfant de résoudre son propre problème. L’enfant à pu ainsi développer son autonomie en faisant preuve d’initiative et en utilisant ses propres ressources.

Comment devenir des “Parents efficaces”?

Dr Thomas Gordon

Où comment le Docteur Thomas Gordon à mis au point un programme pratique pour enseigner aux parents un procédé efficace pour la communication et la résolution de conflits. Valable également pour les rapports entre enseignants et élèves et aussi employeurs et employés.

Méthode qui s’appuie notamment sur les travaux d’Abraham Maslow et la satisfaction des besoins de tout un chacun.

 

 

Le livre:

Parents efficaces, Les règles d’or de la communication entre parents et enfants à été édité pour la première fois en 1970. Autant dire que la méthode ne date pas d’hier. Pourtant encore trop peu de personnes connaissent et appliquent le procédé.

Dans cet article, je ne ferais pas de résumer complet du livre, (tache trop laborieuse pour un même post) mais il sera plutôt distillé au fil des jours.

Les chapitre 1 et 2 visent à déculpabiliser les parents: “Les parents reçoivent des blâmes mais peu de formation” et “Les parents sont des personnes et non des dieux”.

Idées reçues:

  1. Les parents doivent éviter à tout prix d’être inconstants dans leurs relation avec leurs enfants. C’est faux, ils le seront inévitablement car leur sentiments changent selon les jours, les situations, les enfants.  Et si ils essaient, cela revient à jouer un rôle et les enfants ne sont pas dupe.
  2. Les parents doivent présenter un “front commun”. Encore faux. En pratique c’est irréalisable. Les parents sont des êtres différents, donc n’ont pas toujours la même opinion, le même ressenti, suivant les situations. De plus cette stratégie consiste à placer l’enfant dans une position minoritaire qui crée souvent une position fausse pour l’un des deux parents. Chaque parents à un degré d’acceptation plus ou moins élevé en fonction de telle ou telle situation.

Aussi, si vous adoptez une approche permissive à un comportement de votre enfant qui, en réalité dépasse votre zone d’acceptation, vous émettez des signaux non-verbaux que votre enfant perçoit (consciemment ou non). Les enfants sont des éponges à émotions. Ils reçoivent un message embrouiller ou des informations contradictoires. Ils vivent alors un dilemme. Et ceci peu sérieusement affecter leur santé psychologique. Il peut en résulter une grande anxiété, amener de fréquentes vérifications de la part de l’enfant, faire naître un sentiments d’insécurité permanente et aussi l’impression de ne pas être aimé.

En conclusion: soyez vrai avec votre enfant pour qu’il vous perçoive ouvert, franc et donc sincère et surtout HUMAIN. Aussi pour qu’à long terme il est confiance en vous, et qu’ainsi vous puissiez l’influencer en partageant vos connaissances, votre expérience et votre “sagesse”. Ce devrait-être la base pour garder une relation saine avec votre enfant.

Chapitre 3: Comment écouter pour que vos enfants vous parlent: le langage de l’acceptation

Fausses croyances: Si j’accepte mon enfant tel qu’il est à un moment précis, il va demeurer au même point et n’évoluera pas. Le résultat est que beaucoup de parents n’élèvent pas leurs enfants mais les évaluent, les jugent, les critique, les blâme ou leur font la morale…et leur transmettent ainsi un langage d’inacceptation. Ce qui va isoler l’enfant et qui fera qu’il ne parlera plus de ses sentiments où problèmes à ses parents.

Le langage de l’acceptation a pour but d’aider l’enfant à s’accepter, s’apprécier lui-même et ainsi acquérir un sens propre de sa valeur. Ceci facilite son développement et la réalisation de son potentiel. Il fait preuve de plus d’initiative et acquière de ce fait plus vite l’autonomie et l’indépendance. Par l’acceptation les parents peuvent donner la force à l’enfant d’intégrer positivement des déceptions et apprendre à résoudre par lui même des problèmes auxquelles la vie va le confronter.

Alors comment faire? Il faut la communiquer à son enfant en la démontrant. C’est ce qu’on appris à faire les psychologues et autre psychothérapeutes par une formation spécifique et une longue expérience. Cependant, rassurez vous, c’est également à la portée de la plupart des parents. Celà consiste à développer notre capacité à communiquer de façon constructive.

Aussi ceci passe par de la non-intervention. Par exemple de ce garder d’intervenir quand un enfant vaque à ses propres activités et lui permettre ainsi de faire ses propres erreurs ou de créer sa façon personnelle de jouer.

L’écoute passive peut démontrer de l’acceptation. Autrement dit, le silence peut communiquer clairement l’acceptation. En s’expriment sans peur d’être jugé sans entrave, l’enfant peut exprimer ses sentiments, peut entamer sa propre réflexion, si il rencontre une difficulté et il peut ainsi dérouler un processus de recherche de solution seul. Le silence du parent facilite ce moment de développement.

La communication verbale de l’acceptation. Ceci consiste à faire de la simple réception ou à l’inviter à en dire d’avantage. Ce sont des réponses qui ne communiquent aucune opinion, jugement ou sentiment de celui qui écoute, tout en invitant l’enfant à partager ses idées ou sentiments personnels. quelques exemples: “je vois.” “Mm hmmm…”Ah bon!” “vraiment?” etc…ou alors “Dis en un peu plus.” Vas-y, je t’écoute.” “ça me semble une chose très importante pour toi”. “Aimerais-tu en parler?”

L’écoute active. Plus efficace que l’écoute passive. Il faut savoir que chaque fois qu’un enfant décide de communiquer avec un parent, c’est pour satisfaire un besoin. seulement, du fait de son jeune age et de son cerveau pas encore totalement développé l’enfant peut utiliser plusieurs codes ou façon de s’exprimé. Il s’agit là de ne pas interpréter un message mais s’assurer de bien le comprendre en communiquant à l’enfant ce que l’on a saisi de ce qu’il nous dit.

Pour mieux comprendre voici un exemple tiré du livre:

Enfant: Papa, quand tu étais jeune, qu’est-ce que tu aimais chez les filles? Qu’est-ce qui te faisait aimait une fille?

Parent: Il me semble que tu es préoccupée: tu te demandes ce qu’il te faut pour plaire aux garçons. Est-ce que c’est ça?

Enfant: Oui. J’ai l’impression que les garçons ne m’aiment pas et j’aimerais savoir pourquoi.”

L’écoute active consiste seulement au récepteur à retourner ce qu’il pense être le sens véritable du message de l’émetteur, rien de plus, rien de moins.

Cet outil de communication aide véritablement l’enfant à en dire plus, à approfondir, à mieux développer sa pensée et ainsi il est encouragé, par une réflexion à résoudre le problème particulier qu’il ressent à un moment donné.

La suite dans le prochain article…

Histoire de chats!

Dans la série des livres qui font participer les enfants, en voici un qui saura étonner et capter l’attention de vos plus petits. La cible, les 3/5 ans.

Viviane Schwarz (Auteur/Illustrateur) -l’école des loisirs-collection Pastel-2011

Ecrit et illustré par Viviane Schwarz, cet album est plein de surprises. C’est un livre qui s’anime. Tantôt avec une page qui se déroule, un pop-up ou encore une carte postale collée au beau milieu d’une double page blanche, les effets de style sont variés.

intérieur album “il n’y a pas de chats dans ce livre”.

Quant à l’histoire, ce sont des chats bien décidés à sortir du livre pour partir découvrir le monde. L’enfant, en ouvrant l’album rentre directement dans leur vie, et découvre leur plan, comme s’il ouvrait la porte de leur maison sans avoir frappé. Les chats s’adressent directement à lui et semblent dès le début vouloir fausser compagnie à leur lecteur.

Mon avis: un album très original. Il peut également convenir pour des premières lectures car le texte est simple, sous forme de bulles et assez court.

L’avis des enfants: Ils adorent!

Turlututu-Histoires magiques!

Auteur: Hervé Tullet édité chez Seuil jeunesse en 2007.

Hervé Tullet

Avant de vous présenter le second livre que j’ai acquis de l’auteur, je crois que pour comprendre le genre “Tullet”, il est important de connaitre son intention et son parcours. En bref, auteur jeunesse après avoir travaillé dans la publicité, il va à la rencontre des enfants dans les écoles des quartiers défavorisés – « car ce sont eux qui en ont le plus besoin ». Puis un jour, il dit avoir eu « …la révélation face à des élèves de La Courneuve. J’ai réalisé que dans ce genre de quartier, parler ne suffisait pas. J’ai tenté des dessins collectifs. » Son premier livre sort en 1994. Le style Tullet est posé : laisser les enfants tenter, toucher, appuyer, retourner

Depuis il parcourt le monde. Ses livres sont traduits en 25 langues et se classent régulièrement au sommet des ventes.

Sans transition, le livre:

Turlututu-Histoires Magiques-hervé Tullet-Seuil Jeunesse-2007

Cet album se compose de six histoires très courtes. Le personnage principal “Turlututu” emmène les enfants dans ses aventures qu’il raconte en s’adressant directement à son auditeur. Un peu comme le fait une célèbre exploratrice du petit écran. Vous l’aurez compris, je parle bien de Dora.

Turlututu n’a pas de chapeau pointu mais plutôt une couronne. Illustré avec des couleurs vives, à la peinture et dans un style “simple”, il est accessible aux touts petits de 0 à 3 ans.

intérieur turlututu-Histoires magiques de Hervé Tullet

Au fil des pages, le héros interagit avec l’enfant en lui proposant par exemple de le faire disparaître, en lui faisant répéter des formules magiques. Ou encore il va lui demander de souffler sur lui pour être à l’heure à un rendez-vous galant etc…

intérieur turlututu-Histoires magiques de Hervé Tullet

Mon avis: graphiquement le style colle aux publics et le but est atteint puisque les enfants participent et s’amuse pendant la lecture du livre.  Un petit bémol quant au prix du livre que je trouve un peu élevé.

Avis des enfants: Vous l’aurez sans doute deviné, ils adorent!

Couleurs

“Couleurs” est ce que j’appellerai un livre “participatif” dans le sens où il interagit avec l’enfant. On peut dire que son auteur, Hervé Tullet est un maître du genre.

Couleurs de hervé Tullet
bayard jeunesse-2014

Tout au long du livre l’enfant est invité à toucher les couleurs pour tour à tour,  les faire venir, créer des mélanges, découvrir les nouvelles couleurs obtenues.

intérieur du livre “couleurs de Hervé Tullet”

Puis le livre les incite à faire appellent à leur mémoire pour retrouver quelles couleurs mélange-t-on pour obtenir telle couleur. Tout ceci adapté aux touts petits (entre 3 et 5 ans).

Intérieur du livre “Couleurs d’Hervé Tullet”

L’auteur évoque aussi la notion de lumière avec le noir et le blanc.

J’aime particulièrement ce genre d’album “participatif” car il répond à tous les profils d’apprentissage: Visuel (les couleurs sont vives), auditif (le livre s’adresse directement à l’enfant en lui posant des questions, en l’encourageant) et kinesthésique (l’enfant touche les couleurs et manipule le livre).

Pour aller plus loin, vous pouvez faire un atelier peinture en suivant les instructions du livre. Vous verrez, vos enfants vont adorer!

Le mot de l’auteur:

Mon travail, livre après livre, cherche à cerner la pensée en train de se faire, l’idée et quoi de plus conceptuel que la couleur ? Pour moi, Couleurs ne parle pas des couleurs dans leur joliesse et leur variété, mais bien du concept de couleur.
Comprendre, essayer, observer, apprendre la couleur…
Mélanger du bleu et du jaune, ça c’est une sacrée idée !

Apprendre autrement avec LA PEDAGOGIE POSITIVE

Pour ce premier article, j’ai choisi un livre très facile à lire, édité en octobre 2014, qui aborde une alternative à la pédagogie traditionnelle, la pédagogie positive. Pour ceux qui découvrent le terme, c’est le fait de s’intéresser aux conditions favorisant le bien-être de l’enfant, dans la globalité de ses besoins (cognitifs, émotionnelle, relationnelle et physique) dans le cadre des apprentissages. Ses auteurs, Isabelle Pailleau psychologue clinicienne du travail et des apprentissages et Audrey Akoun thérapeute cognitivo-comportementaliste, l’on écrit avec humour et praticité. Quant à l’illustratrice filf , elle apporte la cerise sur le gâteau et contribue largement au plaisir de lire ce livre.

En pratique, et c’est là que ce livre est tout particulièrement intéressant et ludique, elles proposent des astuces à mettre en oeuvre facilement, des cas concrets (à partir d’une difficulté rencontrée, elles expliquent comment y remédier), des exercices à expérimenter etc…

Pour commencer, le 1er grand Chapitre: “L’apprentissage dans tous ses états”

Sous cette première partie elles déroulent trois thèmes:

1.Un état des lieux et la pression que ressentent les enfants par rapport à la réussite scolaire et les troubles que cela engendre chez eux ( trouble du sommeil, de la mémoire, inhibition, peur de l’échec, troubles du comportement: agressivité, alimentaire, dépression ect…)

2.La chasse aux mythes du genre “si on réussit sans effort, ça n’a pas de valeur”. Elles rappellent par ailleurs que le mot travail vient de tripalium, objet de torture du Moyen-âge. Comme quoi la souffrance est bien ancrée dans nos croyances judéo-chrétiennes en ce qui concerne le travail et les apprentissages.

Elles font mention de l’effet Pygmalion, tout à fait édifiant sur la conséquence de notre comportement et l’effet qu’il a sur la réalité de nos enfants.

L’effet Pygmalion pour résumer, découle de l’expérience réalisé par le psychologue américain R.Rosenthal qui démontre que la perception négative ou positive qu’a un adulte sur les capacités d’un enfant va influencer son comportement vis à vis de lui et que du même coup les résultats de l’enfant en seront impactés. Cette découverte est aussi valable pour n’importe quel individu qui exerce une “autorité” sur un autre individu.

Vous pouvez aller lire cette article très intéressant sur l’effet pygmalion à l’école.

3.Apprendre c’est…? Découvrir: Où elles rappellent les explications de Ken Robinson, qui, après une longue carrière dans l’art, s’est attaché à démontrer l’intérêt de la créativité dans l’enseignement, ainsi que l’effet d’un « mentor » dans l’accomplissement d’une personne. Il explique notamment que notre système éducatif est fondé sur la notion d’aptitude académique. La raison en est que ce système a été inventé à une époque où il n’y avait pas d’enseignement public et où l’urgence était de satisfaire aux besoins de l’industrialisation.

Elles rappellent très justement qu’apprendre c’est aussi apprendre qui l’on est. C’est avoir une vue juste de ses qualités, de ses défauts, de ses capacités, de ses talents et de ses goûts. Que tout ceci est important pour pouvoir gagner assez de confiance en soi pour oser entreprendre, tenter, essayer, prendre des risques, sans pour autant foncer tête baissée dans n’importe quelle direction.

Et puis apprendre c’est vivre avec les autres, apprendre d’eux, développer sa capacité à se mettre en lien et à communiquer. Selon les auteurs l’apprentissage le plus difficile.

Elles notes ensuite qu’apprendre est un processus qui se fait non seulement avec sa tête (le cognitif) où elles citent la pédagogie positive de Maria Montessori, Rudolf Steiner et Antoine de La Garanderie.

Mais aussi avec son coeur, entendez avec son être sensible, son ressenti émotionnel et psychique (peur de se tromper, peur de grandir…).

Et pour finir on apprend avec tout son corps. Où elles citent Peter Gumbel qui souligne dans son livre, On achève bien les écoliers :  “l’idée que poser le cul sur une chaise à des enfants ou adolescents pendant des heures et des heures chaque semaine les rend mieux formés est une connerie prodigieuse”.

 

Sous cette seconde partie, trois thèmes sont déroulés:

1.Préparer sa tête à travailler. Où il est décrit comment procéder avec notamment des petits exercices à faire seul et avec ses enfants pour connaître comment chacun traite les informations qu’il reçoit. Est-ce que vous mettez davantage en action votre vue, votre ouï ou votre odorat? Et rappel par là qu’il y a différents profils d’apprentissage. A savoir Visuel, auditif ou verbal et kinesthésique. Elles décrivent comment développer l’attention et la concentration et font le “distinguo” entre les deux . “je mobilise mon attention si je veux attraper ce que dit l’enseignant. Je mobilise ma concentration si je veux réaliser un exercice jusqu’au bout”. Trucs et astuces pour favoriser l’attention et la concentration: Le mandala, la méthode Vittoz et l’axe de symétrie qui est un petit exercice de recentrage pour enfants très bien expliqué et illustré dans le livre. Puis elles rappellent l’importance d’installer des routines de façon à rassurer l’enfant et à faciliter la coopération notamment pour les devoirs.

2.Préparer son coeur à travailler. Le rôle fondamental des émotions est abordé avec ce qu’est une émotion et le classement de Paul Ekman, en trois catégories: émotions positives, négatives et toxiques. Quel est le rôle des émotions dans l’apprentissage et comment ça se passe dans le cerveau quand les émotions prennent les commandes? Elles expliquent que c’est l’amygdale (cerveau limbique) qui est le centre de traitement des émotions et que le développement neuronal du cortex chez l’être humain n’arrive à maturité qu’à l’âge adulte. Donc il est vain de vouloir raisonner un enfant prisonnier de son amygdale et qu’il vaut mieux laisser retomber les émotions pendant un petit moment pour pouvoir ensuite reprendre un dialogue constructif. Elles donnes des techniques assez intéressantes comme la bulle de calme ou le recentrage par la respiration abdominale pour aider l’enfant à retrouver son calme.

Préparer son coeur à travailler passe aussi par la confiance en soi et la motivation. Attention aux regards sociaux et autres jugements normatifs qui peuvent affaiblir la confiance en soi d’un enfant. Si on leur renvoie, nous parent, une mauvaise image d’eux-mêmes par des réflexions du style “mais qu’est-ce qu’on va faire de toi“, “tu es un feignant” etc…l’enfant prend cette information comme vérité absolue. Alors qu’elles sont les solutions pour favoriser la confiance en soi? Elles rappellent et c’est très important, qu’un enfant est un être en devenir, une personne qu’on doit respecter et qui ne possède pas encore l’expérience et les ressources (physiques, psychiques, morales, financières) pour s’assumer seul. Mais c’est surtout une éponge à émotion! En clair, il est bon de leur apprendre à être indulgent avec soi-même (se dire que l’on fait de son mieux, que si l’on n’y arrive pas aujourd’hui, on y arrivera demain. l’objectif est de ne pas se décourager). Leur enseigner la méthode des petits pas (j’apprends par petits morceaux, ne pas attendre de résultat trop rapide, découper l’objectif final en une série de petits objectifs facilement réalisables.)Et enfin, utiliser une méthode collaborative et ludique pour un travail efficace (être en collaboration avec son enfant et indiquer à son enfant qu’il peut avoir confiance en son parent et qu’il peut accepter son aide). Et surtout travailler sur le modèle que vous projetez (faites attention au “faits ce que je dis mais pas ce que je fais). Quoi qu’il arrive, portez toujours un regard bienveillant sur votre enfant (souvenez-vous de l’effet Pygmalion). Etre toujours conscient des mots et des réflexions que l’on peut faire à son enfant et se poser la question si avec je l’élève ou au contraire je l’abaisse. L’autonomiser pour qu’il ait confiance en lui et qu’il ai la conviction d’être capable de faire des choses tout seul et de les faire correctement. Valoriser sans tomber dans la flatterie qui pour le coup, peut faire peser une pression trop forte sur ses épaules. Il est important de toujours juger les actes et non la personne. Parler positif, par exemple au lieu de dire “ne crie pas”, vous pouvez dire “parle plus doucement s’il te plait”, au lieu de dire “ne cours pas”, vous pouvez dire “marche”etc…Renforcer le comportement positif, est le fait d’arrêter de se focaliser sur ce que l’enfant fait de “mal” mais plutôt se mettre à gratifier et reconnaître tout ce qu’il fait de bien et l’encourager dans sa progression. Car il y en a toujours si l’on utilise se modèle.

3.Préparer son corps à travailler. Ou comment avoir un esprit sain dans un corps sain. Pour se faire il faut veiller à bien respirer et du coup bien oxygéner notre cerveau et ceux de nos enfants (aérer les pièces toutes les demi-heures si vous devez rester enfermé en hiver dans une salle de classe par exemple). Boire de l’eau. Les neurones transmettent les informations grâce à un flux électrochimique. Quel est le meilleur conducteur pour l’électricité? L’eau. Bien manger. Qu’est-ce que ça veut dire? Penser aux vitamines (céréales complètes, fruit…), indispensables au bon fonctionnement des cellules du cerveau. Les oméga-3 qu’on trouve dans les poissons gras (saumon, sardine), l’ huile végétale (colza, noix). Le cerveau est également un gros consommateur de sucres rapides (préférez le miel au sucre raffiné ou sucreries). Bien dormir pour laisser son cerveau faire son travail. Savoir se relaxer est très important aussi pour que le corps puisse rentrer pleinement dans les apprentissages. Elles proposent pour ce faire, un exercice appeler “la poupée de chiffon” qui consiste à faire allonger l’enfant sur le dos et lui demander d’imaginer qu’il est une poupée de chiffon, que ses bras et ses jambes sont tout mous. Lui dire que l’on va lui les bouger dans tous les sens et que lui, doit se laisser faire. L’objectif est qu’il n’émette plus aucune résistance. Elles parlent de la visualisation positive pour apprivoiser les émotions qui, sur le plan neurologique permettent de créer de nouvelles connexions dans le cerveau et de consolider les chemins neuronaux (engrammes). A force de la pratiquer nous reconfigurons dans la durée notre cerveau en mode positif. Alors en quoi ça consiste? Pour résumer, cela consiste à chasser les émotions parasites ( peur, anxiété, colère, tristesse…) et se remplir de positif.

Exercice pratique: Proposer a l’enfant de faire l’exercice du ballon. Invitez le à rassembler tous ses soucis, ce qui le dérange ou le mets en colère. Demandez lui d’imaginer qu’il souffle dans un ballon et qu’à chaque fois qu’il le fait, il remplit le ballon avec tous ses problèmes. Faites le souffler jusqu’à épuisement du stock de problèmes. Ensuite dites lui: “maintenant que tu as déplacé tous tes soucis dans le ballon, ferme le et souffle une dernière fois pour qu’il s’envole avec tes problèmes. Observe à présent comme tu te sent mieux, plus détendu, plus soulagé…Une fois que vous avez aidé votre enfant à se délester du négatif, invitez le à faire le plein de positif. Comment? En faisant un autre petit exercice d’imagination. Demandez à l’enfant d’imaginer qu’il prépare une potion magique…et que dedans il peut mettre toutes les choses, les sentiments, les pensées qui lui font du bien, qui le mettent en joie, qui le rassure. Cela peut être les mots d’amour des parents, son jouet préféré, des compliments, une musique ou chanson, ses amis etc…Il imagine ensuite qu’il la boit tout doucement, en la dégustant et que à chaque gorgée il inspire et souffle doucement pour laisser couler la potion du bonheur à l’intérieur de tout son corps. Il peut dès lors observer comme ça lui fait du bien et comme il se sent calme et joyeux. Elles rappellent ensuite qu’on ne peut pas dissocier une activité physique, d’une activité intellectuelle. Et partage deux exercices de brain gym inventé par un médecin californien Paul Dennison. Le cross crawl (mouvements croisés) et le huit couché.

Et enfin sous cette troisième et dernière partie elles abordent trois autres grands thèmes:

1.Le p’tit Socrate avait raison: Socrate est le philosophe qui inventa la maïeutique, ou comment trouver en soi-même ses propres réponses par un questionnement ouvert. A noter que les questions ouvertes sont toutes celles qui commence par comment? Qui? Quoi? Combien? Où? Quand? Pourquoi? et Pour quoi? Et qui par là, appellent une réponse qui contient des informations et accélère le processus de réflexion. Elles proposent un exercice très simple à mettre en pratique avec votre enfant et qui démontre que cette technique peut servir également à la compréhension et la mémorisation d’un texte avant sa lecture.

Le cerveau est constitué de neurones qui s’interconnectent de façon dynamique. La pensée est donc un système dynamique arborescent. Le système est exponentiel et c’est pour ça que le potentiel de nos enfants est énorme. C’est ce qui peut donner une créativité débordante. Cependant il peut y avoir plusieurs facteurs inhibants. Le premier: la censure. Attention à nous parents à ne pas normaliser et théoriser. Le second facteur: le temps. Laissez vos enfants prendre le temps de faire les choses à leur rythme. Ils pourront alors explorer des idées et être plus créatifs. Oui, parce qu’il faut du temps pour être créatif! Le troisième facteur est l’environnement et l’état physique et émotionnel. Un enfant fatigué, dans un environnement bruyant en proie à des émotions négatives aura beaucoup de difficultés à être créatif. Pour connaitre les facteurs favorisants, c’est simple, se sont les exactes inverses.

2.Le p’tit Aristote dessine des arbres: où le concept d’arborescence d’idées+questionnement qui conduit au Mind Mapping.

Le Mind Mapping (baptisée par nos deux auteurs, la cartographie du cerveau qui réfléchit) consiste à représenter une information de façon spatiale, visuelle et graphique ce qui correspond à la structure de notre cerveau. En effet notre cerveau n’empile pas les idées les unes au-dessus des autres et de façon linéaire comme sur une feuille de papier prise en mode portrait. (voir la théorie de Tony Buzan à ce sujet). Pour mieux comprendre, on sait qu’il est composé  de deux hémisphères qui ne traitent pas les mêmes informations. L’hémisphère gauche c’est plutôt les mots, la logique, le détail et l’analyse. Tandis que le droit traite tout ce qui est formes, couleurs, l’espace et la synthèse.

Le Mind mapping est un outil qui utilise toutes ces données et favorise également la mise en liens de toutes nos idées. Ce qui respecte le fonctionnement naturel du cerveau.

Mind Minpping pour apprendre à apprendre

Utiliser cet outil améliore considérablement les qualités d’attention, de réflexion, de compréhension, de mémorisation et d’imagination. Une étude de l’université de Cordoue rappelle que les cartes mentales améliorent les capacités cognitives (compréhension, organisation de l’information, capacité de réflexion) et les compétences sociales (estime de soi, socialisation des connaissances).

Elles développent aussi le fonctionnement de la mémoire (celle du court terme et celle du long terme) et décrivent comment réaliser une Mind Map pas après pas à l’aide d’une foule d’exemples (à partir de trois ans, en primaire et en secondaire)

Le Mind Mapping et les troubles de l’apprentissage. Elles soulignent que pour les enfants souffrant de dys-(lexie, prexie, phasie), de TDA-H, de TED le Mind Mapping peut considérablement les aider dans leurs apprentissages et même dans la vie de tous les jours.

3.La pédagogie positive à l’école, c’est possible: dans cette dernière partie du livre, elles interrogent des enseignants qui pratiquent la pédagogie positive.

Puis enfin on retrouve une bibliographie et sitographie très riche qui viendront étancher votre soif de connaissances à ce sujet. 🙂

En conclusion, je trouve ce livre très bien conçu. Il peut considérablement vous aider à accompagner votre enfant dans les apprentissages si tentait que vous appliquez les exercices proposés. Un livre à garder à porter de main!

Toutes les photos sont extraite du livre: Apprendre Autrement avec la Pédagogie Positive (Pailleau et Akoun – Eyrolles)